Questions autour de la pastorale du baptême

POURQUOI UNE VISITE À DOMICILE?

Dès que vous faites connaître à la paroisse votre intention de faire baptiser votre enfant, un membre de l'équipe de la pastorale du baptême s'empresse de vous faire une visite au nom de la communauté chrétienne. Il faut comprendre la visite d'un membre de la communauté dans le même sens que vous accepterez la visite de vos familles respectives, de vos proches et amis.

L'ancienne gouverneur général du Canada, Madame Jeanne Sauvé, comparait la visite du Pape Jean-Paul Il chez nous, au mystère de la VISITATION, à cette visite à domicile que Marie a faite à sa cousine Élisabeth devenue enceinte. La visite à domicile vous permet, à vous et à celui qui vous visite, de faire connaissance, de vous réjouir ensemble de l'attente ou de l'arrivée de votre enfant. Elle signifie l'accueil de la communauté qui se dispose à recevoir un nouveau membre et qui s'y prépare.



POURQUOI EST-CE DES LAÏCS
QUI S'OCCUPENT DE LA PASTORALE DU BAPTÊME?

Toute la communauté est responsable d'initier à la vie chrétienne les enfants qu'elle baptise. Au nom de leur appartenance à la communauté chrétienne, des laïcs s'engagent envers ceux qui demandent la première eucharistie, la confirmation, le mariage et le sacrement du pardon. Ainsi, d'autres laïcs offrent leurs services pour accompagner les parents qui demandent le baptême de leur enfant. Ce bénévolat veut annoncer, à vous et à votre enfant, la gratuité de l'amour du Père et l'universalité du salut en Jésus-Christ. En tant que rassembleur de la communauté, le pasteur accompagne toutes ces équipes de laïcs.



ON ME DIT QU'IL Y A DES RÉUNIONS DE PRÉPARATION
AVANT LE BAPTÊME. EST-CE OBLIGATOIRE?

La communauté chrétienne qui accueille une demande de baptême s'OBLIGE, avec les parents, à faire quelque chose de signifiant. Le baptême qui est L'ENTRÉE DANS L'ÉGLISE d'un nouveau membre OBLIGE également les parents et les membres de la communauté à se rencontrer pour bien célébrer.

En effet, la législation de l'Église, le rituel du baptême, les politiques diocésaines et surtout le sens du baptême exigent de la communauté et donc du pasteur que des services d'accueil, d'accompagnement pastoral et catéchétique soient offerts aux parents qui demandent le baptême pour leur enfant. Si les parents refusaient ces services et s'opposaient à faire une démarche d'initiation à la vie chrétienne, la communauté ne pourrait assumer la responsabilité envers l'enfant et sa corresponsabilité envers les parents.

Trop souvent, les parents pensent que les rencontres prébaptismales ont pour but de vérifier la foi des parents, d'évaluer leur pratique religieuse et de juger leur comportement moral. Les rencontres pré-baptismales permettent aux parents et aux membres de la communauté de partager leur foi, leur espérance et aussi de poser les questions qu'ils portent.

Pour toutes ces raisons, la communauté insiste pour que les parents participent aux rencontres prébaptismales et elle ne comprendrait pas que les premiers intéressés au baptême de leur enfant ne veuillent pas faire leur part pour que la célébration trouve tout son sens.



FAUT-IL AVOIR LA FOI POUR FAIRE BAPTISER SON ENFANT?

Les parents qui font baptiser, le font tout d'abord parce qu'ils ont la foi et parce qu'ils sont catholiques. Le baptême n'est-il pas sacrement de la foi? Cependant, nous tous, baptisés dans la foi de l'Église, avons à éclairer notre foi, et à nous affermir mutuellement dans l'espérance que nous apporte la résurrection du Christ.- La foi nous est donnée pour être re-donnée, pour être partagée.

Si l'un des parents n'avaient pas la foi, l'autre pourrait, avec l'accord de son conjoint, faire baptiser l'enfant. Celui qui dit ne pas avoir la foi sait-il en quoi, en qui il ne croit pas? Celui qui croit, celui qui a la foi, en qui, en quoi croit-il? Avoir la foi, ce n'est certes pas ne pas se poser de questions, mais c'est avoir le courage de porter ses questions. Car l'homme ne devient athée que lorsqu'il se sent meilleur que le Dieu qu'on lui présente. Dans la célébration du baptême, nous sommes tous invités à dire si nous croyons au noyau essentiel de la foi catholique et si nous renonçons au Mal, au péché.



EN FAISANT BAPTISER,
EST-CE QU'ON S'ENGAGE À LA PLACE DE NOTRE ENFANT?

Non. Le baptême n'est pas un engagement des parents à la place de l'enfant. Ceux qui font baptiser leur enfant s'engagent à lui donner la chance de l'initier à la vie chrétienne-en-Église.

Les parents, les parrains et marraines et toute la famille ne sont pas seuls à s'engager envers l'enfant. Toute la communauté chrétienne, quand elle baptise s'engage à initier progressivement l'enfant à la vie en Église et à la connaissance de Jésus-Christ. Pour ce faire, la paroisse offre des services d'accompagnement aux parents, propose en temps et lieux des rencontres catéchétiques; le dimanche, elle invite tous les fidèles à se souvenir de l'amour du Christ. Au terme de son initiation, l'enfant, si tel est son désir, s'engagera AVEC ses parents, parrains et marraines, et AVEC toute la communauté chrétienne, à suivre le Christ pour construire une société plus juste et fraternelle.



COMBIEN DE TEMPS AVANT LA DATE PRÉVUE POUR LA CÉLÉBRATION FAUT-IL PRENDRE CONTACT AVEC LES RESPONSABLES DE LA PASTORALE DU BAPTÊME?

Généralement, dès que les parents sont au courant qu'ils attendent un enfant, ils s'empressent de partager cette nouvelle à toute la famille et aux amis. Conscients de leur appartenance à la famille chrétienne, les parents s'empresseront de faire part à la communauté de leur joie de l'attente de leur enfant. Il est donc souhaitable que la demande se fasse, à la paroisse dès que possible, et ce, bien avant la naissance.



SUIS-JE LIBRE DE CHOISIR L'ÉGLISE OÙ MON ENFANT SERA BAPTISÉ?

Le baptême étant le premier sacrement de l'initiation chrétienne, il est important que l'enfant soit baptisé dans le milieu qui favorisera cet apprentissage. Il convient que l'enfant soit "porté" au baptême dans la communauté qui supportera le mieux sa vie de foi.

L'urbanisation, l'industrialisation, la migration due à l'emploi et l'étendue des paroisses dans les villes sont autant de raisons qui expliquent le manque d'appartenance de nombre de parents à une communauté chrétienne. Le curé de la paroisse où résident les parents sera heureux d'encourager le baptême de l'enfant dans la communauté où ils vivent la fraternité, où ils partagent leur foi, où ils célèbrent l'eucharistie et où ils ont pris des engagements et assument des responsabilités.



POURQUOI NOUS REFUSE-T-ON DE FAIRE BAPTISER NOTRE ENFANT À DOMICILE?

L'initiation d'un Chevalier de Colomb perdrait tout son sens si elle se faisait au domicile de son parrain. Ceux qui graduent au collège, à l'université, ou dans le corps des policiers seraient fort déçus s'il n'y avait pas une manifestation grandiose pour célébrer cet accueil.

Si la célébration de la naissance prend tout son sens à la maison, le baptême, "entrée dans l'Église", perdrait sa signification profonde s'il se faisait au domicile des parents ou au chalet d'été. Le baptême est "entrée dans la famille chrétienne" et là où elle se rassemble pour célébrer son Seigneur. Il demeure qu'il revient à la communauté de se manifester ce jour-là, aux gens de cérémonie, de tout faire pour que la dimension intime et personnalisée soit concrétisée dans une célébration communautaire.



PUIS-JE BAPTISER MOI-MÊME MON ENFANT?

Être père, être mère d'un enfant est noble. Faire naître son enfant à la vie affective, à la vie culturelle, à la vie psychologique et sociale et à la vie religieuse est une grande responsabilité. L'enfant baignera dans les valeurs parentales et familiales de son milieu.

Mais il revient au responsable de la communauté d'accueillir officiellement un nouveau membre dans la famille chrétienne. Quand le juge en chef accrédite son fils comme juge, quand un pasteur protestant marié baptise son enfant, ils le font au nom de la fonction qu'ils ont et non pas à cause du lien qu'ils ont avec l'enfant.

Cependant, si l'enfant est en danger imminent de mort, le parent peut, au nom de l'Église, baptiser son enfant.



JE N'AIME PAS LES BAPTÊMES COMMUNAUTAIRES,
JE PRÉFÈRERAIS UN BAPTÊME PRIVÉ.

Au retour de l'hôpital, la maman et le bébé sont bien heureux d'être accueillis par le papa et les grands frères et soeurs. Les jours suivants, les deux familles et les amis viendront, à leur tour, accueillir ce nouveau-né, et, un jour, une fête sera organisée pour manifester cette bienvenue dans la grande famille.

Le baptême ne peut pas ne pas être "communautaire" puisqu'il est entrée dans l'Église, dans la communauté chrétienne. Parler d'un baptême "privé", c'est une contradiction dans les termes. Tout au plus peut-on parler de baptême individuel. Il reste vrai que parfois les baptêmes sont plus collectifs que communautaires et que la célébration ne tient pas assez compte de chaque individu. C'est la responsabilité de toutes les personnes présentes à la célébration d'avoir une participation active, d'être partie prenante de la liturgie.



QUE POUVONS-NOUS FAIRE POUR ÊTRE PARTIE PRENANTE DE LA CÉLÉBRATION?

Nous ne manquons pas d'offrir nos services, de proposer notre concours, d'offrir notre participation quand nous sommes invités . aux festivités entourant la naissance du bébé. Le "qu'est-ce que je peux faire" trouve facilement sa réponse.

Il pourrait en être de même pour la célébration liturgique du baptême. Lors des rencontres pré-baptismales des parents, il est fortement suggéré que chacun s'exprime sur ce qu'il est prêt à faire et ce, avec le concours du pasteur et de l'équipe de pastorale du baptême. Une assemblée célébrante propose un choix de textes, l'expression de prières, de renonciations et de crédos; elle trouve des chants bien connus. Le "qu'est-ce que nous pouvons et voulons faire" trouvera sa réponse si, ensemble, nous savons nous organiser, et tout le monde pourra dire: "on a été de cérémonie, on a été de la fête".



Réflexions autour du parain-maraine

POURQUOI FAUT-IL UN PARRAIN OU UNE MARRAINE?

Quand on veut rentrer chez les Filles. d'Isabelle, quand on veut devenir membre du Club Optimiste ou de la Chambre de Commerce, on se trouve un parrain, une marraine. Régulièrement, ces associations invitent leurs membres à se faire recruteurs de nouveaux membres, à parrainer leurs recrues.

Pour l'Église, le parrain, la marraine sont des membres actifs de la communauté chrétienne. Ils sont préoccupés de faire des disciples au Christ et d'éduquer leur filleul-e à la vie chrétienne-en-Église.

Le parrainage est une responsabilité de la communauté à l'égard du nouveau membre et une aide aux parents. Et cette responsabilité demeure tant que l'enfant n'est pas vraiment initié à la vie chrétienne. Celle-ci est considérée comme faite lorsque l'enfant participe à l'Eucharistie et qu'il a été confirmé dans sa foi par ses frères et soeurs rassemblés au nom du Christ. Ceux qui connaissent l'expérience des Grands-Frères peuvent saisir le rôle du parrain ou de la marraine.

Comme dans toutes les associations qui se recrutent par "parrainage", un seul parrain, ou une seule marraine suffit. Il n'y a jamais deux parrains, ou deux marraines. Pour le baptême, l'Église accepte généralement qu'il y ait un parrain et une marraine, même si un seul est obligatoire.



QUI CHOISIR COMME PARRAIN OU MARRAINE?

Comme la fonction de "parrainage" prolonge la responsabilité chrétienne des parents, ce sont généralement les parents qui choisissent le parrain ou la marraine.

Si on a bien compris la mission du parrain-marraine, il convient de choisir pour l'enfant celui ou celle qui pourra le mieux initier l'enfant à la vie en Christ et en Église. Pour guider le choix, on peut répondre aux questions suivantes:

Qui pourra le mieux partager sa foi, communiquer son espérance et faire vivre en fraternité ?

Qui sera assez proche de l'enfant pour l'accompagner dans sa découverte de Jésus-Christ et lui faire fréquenter la communauté chrétienne?

Qui sera en mesure de conduire l'enfant jusqu'à sa première eucharistie, et de le présenter à la communauté pour qu'il soit confirmé dans la foi chrétienne par ses frères et soeurs aînés en Église?

L'Église catholique exige que le parrain (ou la marraine):

  • ait au moins 16 ans;
  • soit catholique et confirmé;
  • ait été admis à la sainte communion.

On ne peut donc accepter un parrain d'une autre confession religieuse.

Quelques questions particulières

ON N'EST PAS MARIÉ À L'ÉGLISE, PEUT-ON FAIRE BAPTISER?

Si la question se pose, c'est que ces parents soupçonnent qu'il y a un lien entre le mariage à l'Église et le baptême de leur enfant, un lien entre leur mariage et leur propre baptême.

Vous connaissez les raisons qui font que vous n'êtes pas mariés en Église. Elles vous appartiennent. Cependant, si ces raisons étaient un refus de Jésus-Christ, un reniement de la foi catholique et un rejet de la communauté chrétienne, l'on serait tout à fait justifié de ne pas faire baptiser son enfant. Le bapmême pour vous n'aurait pas de sens. Les chrétiens croient que Dieu aime tout le monde et que le Christ a donné sa vie pour tous. L'Église ne croit pas que votre enfant, même non baptisé, est exclu de l'amour du Père et du Salut offert par jésus.

D'autres raisons, plus d'ordre moral, peuvent questionner votre vie et vos choix conjugaux. Vous pouvez en faire part à votre pasteur ou à un membre de l'équipe de la pastorale du baptême pour éclairer votre décision de faire baptiser ou non votre enfant.



MON CONJOINT N'EST NI CATHOLIQUE, NI CHRÉTIEN, NI CROYANT, ETC...
PUIS-JE FAIRE BAPTISER MON ENFANT?

Si votre conjoint ne s'oppose pas à ce que votre enfant fasse la connaissance de JésusChrist, à ce qu'il rencontre la communauté et à ce qu'il soit initié à la vie chrétienne, vous pouvez faire baptiser votre enfant et compter sur le parrain et sur vos frères et soeurs dans la foi pour vous accompagner. Si tel n'est pas le cas, veuillez faire part de vos questions à votre pasteur ou à un membre de l'équipe de baptême.



MES ENFANTS NE VEULENT PAS FAIRE BAPTISER LEUR BÉBÉ,
PUIS-JE LE FAIRE BAPTISER. OU LE BAPTISER MOI-MÊME?

L'Église comprend vos inquiétudes de grands-parents et les raisons qui vous motiveraient à baptiser vous-même le bébé. En interdisant qu'un tel geste soit posé, l'Église affirme que Dieu considère cet enfant comme son fils bien-aimé et que le Christ a donné sa vie pour lui, même s'il n'est pas baptisé. Espérons qu'un jour, grâce à votre témoignage, votre petit-enfant, devenu adulte, demandera le baptême pour se dire fils du Père et se vouloir frère/soeur du Christ.

L'Église ne vous autorise pas non plus à baptiser votre petit enfant, si ce n'est en cas de danger imminent de mort.

Si ces réponses ne dissipent pas toutes vos inquiétudes, veuillez en faire part à votre pasteur ou à un membre de l'équipe de baptême.



DEVRIONS-NOUS ATTENDRE POUR FAIRE BAPTISER NOTRE ENFANT?


Cette question manifeste le souci que vous avez de respecter la liberté de votre enfant. Un exemple vous permettra de trouver une réponse respectueuse à votre question.

Vous n'attendrez pas que votre enfant ait l'âge de raison pour lui présenter ses frères et sœurs, pour le faire entrer dans vos familles respectives, pour l'intégrer dans la société, etc.. Vous ferez par rapport à ces réalités et par rapport à bien d'autres ce que vous pensez être le mieux pour votre enfant.

Comment la connaissance du Père qui veut que l'homme vive, comment la rencontre du Christ qui est venu pour nous libérer, comment la fréquentation de la communauté chrétienne qui veut vivre la fraternité pourraient-elles nuire à l'éducation de la liberté de votre enfant?

Si, cependant, vous préférez attendre que votre enfant puisse lui-même choisir le Christ, il ne pourra le faire qu'en étant témoin de votre relation à Dieu et de votre appartenance à une communauté chrétienne.



MON CONJOINT EST PROTESTANT DE L'ÉGLISE UNIE, POUVONS-NOUS Y FAIRE BAPTISER NOTRE ENFANT?

Vous êtes catholique et votre conjoint est protestant, mais vous êtes tous les deux chrétiens et l'Église catholique reconnaît comme valides les baptêmes qui sont faits dans les églises orthodoxes, presbytériennes, unies et luthériennes.

Les réponses aux questions suivantes peuvent guider votre décision:

  • Dans quelle église notre enfant sera-t-il le mieux initié à la vie chrétienne?
  • Avec laquelle des communautés avons-nous le plus d'appartenance?
  • Le parrain-marraine sera de quelle confessionnalité?
  • L'enfant ira à quelle école?
  • Le milieu dans lequel vivra l'enfant sera de quelle allégeance religieuse?



PEUT-ON EFFACER SON BAPTÊME?

On peut renier son baptême et sa foi; on peut adjurer et demander d'être rayé des registres, mais on ne peut faire que le baptême n'ait pas eu lieu. Celui qui a été baptisé ne peut pas dire qu'il n'a pas été baptisé.

Ainsi, on peut renier ses parents, mais on restera toujours le fils de Untel, la fille de Unetelle. On devient citoyen canadien, mais on ne pourra jamais renier ses origines européennes.



VOS RÉPONSES DONNENT UNE GRANDE IMPORTANCE A LA COMMUNAUTÉ.
OÙ EST-ELLE?

Vous avez bien compris la dimension communautaire du baptême, et vous déplorez que la communauté ne soit pas plus visible dans votre milieu. Peut-être aussi, y a-t-il dans ces réponses une certaine idéalisation de la communauté? Il faut savoir rêver; ne rêve-t-on pas d'être le couple idéal, d'avoir une belle famille, de faire des merveilles avec son enfant? Déjà l'enfant pose la question de Dieu, situe ses parents par rapport à l'Église, ramène du monde à l'Église et rappelle à tous leur propre baptême. Le futur baptisé renvoie chacun à son propre baptême; le futur membre de l'Église nous questionne sur notre appartenance à celleci, le futur croyant interpelle notre foi. Le nouveau-né nous invite à renaître.

Certes la communauté n'est pas parfaite, mais la communauté est à faire advenir. Et justement, c'est le baptême qui fait la communauté, en même temps que la communauté baptise.

L'enfant fait les parents, et les parents font l'enfant. Cependant, la première communauté qu'un enfant fréquente est sa famille, "église domestique" comme l'appelle saint Paul. Les autres communautés sont là où des personnes se réunissent pour, ensemble prier le Seigneur; là où se vivent des fraternités et des solidarités au nom du Christ; là où se construit une société plus juste et fraternelle.

Ce sont les chrétiens qui font la communauté, et la communauté qui fait des chrétiens. C'est à chaque baptisé de faire en sorte que l'Église vive mieux de son baptême, devienne de plus en plus fidèle à sa mission de construire une société plus humaine.